Crash du Concorde: la loi de Murphy...................Accident du Concorde F-BTSC
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Investigations sur l'accident du vol Air France 4590

Nouveau livre sur la sécurité aérienne


Le vol 4590 d'Air France était le nom du trajet aérien de type charter opéré par le Concorde F-BTSC entre l'aéroport Charles de Gaulle près de Paris et l'aéroport John F. Kennedy de New York. Le 25 juillet 2000 l'avion s'écrasa sur un hôtel à Gonesse quelques minutes après son décollage. Le bilan humain de la catastrophe est lourd : cent passagers, neuf membres d'équipage et quatre personnes au sol qui se trouvaient dans l'hôtel sont décédés.

La majorité des victimes sont allemandes originaire de la ville de Mönchengladbach, elles effectuaient pour la plupart leur premier voyage en Concorde et s'apprêtaient à passer ensuite des vacances en croisière. Il y eut quatre tués dans l'hôtel Hotelissimo de Gonesse heureusement presque vide et six blessés. Un couple de routiers espagnols circulant sur l'autoroute proche ont été témoins du Concorde en flammes et ont pu filmer la scène. Trois pompiers de l'aéroport ont témoigné avoir vu un cône de flammes avec d'épaisses fumées sur le côté gauche de l'avion, relativement tôt, pendant le décollage.

Rapidement, se posa la question des raisons de cet accident. Un an et demi après les faits, le Bureau Enquête et Accident rendait son rapport final sur les causes du crash du Concorde.

Selon les conclusions de ce rapport, l'accident fait suite à une collision entre le pneu avant droit du train gauche et une lamelle métallique appartenant à l'avion qui l'avait précédé (un DC-10 de Continental Airlines), qui fit éclater un pneu et endommagea la structure, l'intrados de l'aile au niveau des réservoirs. Le personnel navigant technique (les pilotes) décida de virer et d'aller se poser sur l'aéroport du Bourget. Puis, en quelques secondes, le moteur deux puis le moteur un s'arrêtèrent. L'avion s'écrasa à Gonesse en France au lieu-dit « La Patte d’Oie de Gonesse », l'action aura duré une minute et vingt-huit secondes entre le décollage et l'accident. Vraissemblablement, une interruption du décollage aurait conduit à une sortie de piste à grande vitesse. Dans ces conditions, les trains d'atterrissage se seraient effacés et avec l'incendie qui faisait rage sous l'aile gauche, l'avion se serait immédiatement embrasé.

La presse dans son ensemble (spécialisée ou non) épouse totalement la thèse de la lamelle émise par le rapport rendu public.

Il suffit d'ailleurs de faire le test autour de soit, de questionner son entourage sur les raisons du crash du Concorde, pour se rendre compte que les réponses sont quasi unanimmes: "Concorde a roulé sur une pièce en métal..." et c'est globalement tout.

Pourtant, après lecture approfondie du rapport d'enquête finale et de ses annexes, on constate à de multiples reprises de graves dysfonctionnements, ayant pu jouer un rôle direct dans la chaîne d'événements qui a mené à l'accident.

C'est ce que nous allons maintenant nous attacher à souligner, au travers de notre synthèse et analyse du rapport officiel du BEA.

Bonne lecture !!

CH.










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